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Tous convaincus de la nécessité du partage et de la coopération, nous voulons explorer l’idée de construire ensemble.

  • De quoi parle-t-on quand il est question de partage ?
  • Qu’est ce que coopérer et construire ensemble ?
  • Que faire de ce que l’autre nous donne au nom du partage ?
  • Partager suppose-t-il d’être d’accord ?
  • Que faire des désaccords ?
  • Respecter par principe la pensée de l’autre ne conduit-il pas parfois à des consensus discutables ?

7 novembre 2003
(NB. Les illustrations sont données à titre d’exemple).

Le déroulement de l’atelier

  • Le jeu se mène en groupe de quatre personnes, avec interdiction de se parler.
  • Il s’agit de faire ensemble, en travaillant à tour de rôle, le plan de notre « commune maison de la paix ».
  • Chacun dispose d’un feutre d’une couleur différente et a le droit de dessiner aussi longtemps qu’il ne lève pas le feutre de la feuille. Dès qu’il s’arrête, son voisin prend la suite.
  • A chaque fois, pendant qu’un membre du groupe dessine, les autres notent leur « monologue intérieur », au fur et à mesure.
  • Une fois les productions des groupes achevées, on fait tourner les plans entre les groupes. Chaque groupe récepteur analyse le production du groupe voisin et lui renvoie un écrit : « Voilà ce que le plan dit de votre conception de la paix et du partage »

Ce que révèle le croisement des productions

« Votre production est faite dans ton très protecteur, dans un ton jeune. Cependant l’espace nous semble »trop« occupé. Il ressemble à une école maternelle et ne correspond pas à l’accueil d’adultes. Il est très agencé et sera peu malléable.
Quelle conception avez-vous du partage ? Est-ce nécessaire de tout faire en commun ?Faut-il prévoir un système qui permette à chacun de s’isoler à la demande. [...] Votre approche »politique« de l’espace semble être que tout partager est forcément synonyme de Paix. En êtes-vous sûrs ?

Votre groupe voisin. »


Illustration donnée au hasard

« Votre maison nous fait penser à un avion ou à une croix de vie ou à une église. Les bénéficiaires pourront venir s’y reposer et s’y réchauffer. Les espaces à investir sont nombreux : on y joue, on y mange, on y lit, on y parle, on s’y repose. Pour vous, la télévision est indispensable dans un lieu de vie. Une fenêtre ouverte sur l’extérieur.
Vous semblez penser que prévoir une pièce unique dans laquelle se feront toutes les activités va induire la coopération. Mais cela ne va-t-il pas induire des conflits ?
Votre plan insiste sur le notion de rassemblement, sur le partage des lieux, sur la vie en collectivité…

Vos voisins »


Illustration donnée au hasard

Cher groupe,

Votre plan est bien pensé. Tout est bien séparé. Cependant votre salon semble petit. Ne pourra-t-on parler qu’à deux ?
Vous voulez respecter l’identité des occupants et affirmer la volonté de faire vivre les gens ensemble.[...] Cependant, la bibliothèque nous semble isolée et excentrée. Elle ne sera pas bien utilisée.
On voit peu la volonté de faire échanger les occupants des lieux. Est-ce déjà une vieillerie devenue musée ? Chez vous la paix, c’est semble-t-il surtout « la tranquillité ». Tout est isolé. Comment se mettra en place la réflexion de ceux qui viendront vous voir ?

Vos voisins« 


Illustration donnée au hasard

Une discussion clôt l’atelier.

Elle porte sur les liens entre »paix« et »partage« .

Des différences sont apparues dans les productions des groupes. Un débat s’installe autour des termes : »isolé« , »collectif« , »ouverture ou pas« . L’aménagement de l’espace de la maison commune fonctionne comme révélateur des réflexes, des impulsions, des conceptions parfois implicites des membres des groupes.

Finalement, c’est plus le travail de groupe qui est partagé que »la maison« dont on a fait les plans. Dans ce travail muet, le premier qui commence induit un certain usage de l’espace et du coup la philosophie du projet. Aux autres de se positionner ensuite en »résistance« ou »en accord« avec lui et avec les conceptions dominantes dans le groupe.

En laissant de côté le support prétexte ( »faire le plan d’une commune maison de paix") le groupe s’interroge sur la possibilité, à partir des limites posées, de co-construire et co-gérer !


Illustration donnée au hasard