Accueil du site / Pratiques / Outils / En classe / Autour des portraits de paix

Recherche

Café philo en maternelle 1

  • « Quand on se trompe, est ce que ça veut dire qu’on est bête ? »

    (d’après POMME d’API)

    • L : « Il faut se tromper des fois, comme ça on peut y arriver. »
    • M : « Pour y arriver, tu dois t’entraîner à dessiner et après tu y arrives ».
    • V : « En fait c’est pas qu’on est bête. On doit bien s’appliquer et si on s’applique, on va arriver à faire plein de choses et des dessins en peinture. »
    • S : « Faut réfléchir pour s’appliquer. »
    • M : « Il faut y penser que tu peux arriver. Il faut se concentrer. » (Les enfants auraient-ils compris l’essentiel ?)
    • L : « Si on veut faire un dessin pour sa maman et qu’on ne fait pas ce qu’on a voulu… après on y arrive ».
    • P : « C’est pas parce qu’on fait mal qu’on est bête ». 
    • E « Si on peint et qu’on ne voulait pas faire ça, on fait un autre dessin »
      O.B. Mars 2012

Café philo en Maternelle

  • « Apprendre, est-ce facile ou difficile ? »

    En Maternelle, voici ce que les enfants ont dit :

    • « Il faut essayer plusieurs fois, la première fois c’est dur , mais quand on réessaye c’est moins dur, par exemple le vélo. »
    • « On apprend en faisant des erreurs, on a besoin d’aide, on apprend quand on veut essayer. »
    • « Quand la maîtresse nous demande de faire quelque chose dans notre tête, on essaye de s’expliquer ce qu’elle demande et puis si on comprend pas on demande aux copains. »
    • « Se tromper ce n’est pas grave. On est tous différents quand on apprend ,c’est normal de ne pas y arriver la première fois, on refait plein de fois et après c’est facile. »
      B.R. avril 2012
Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /var/www/vhosts/cultiverlapaix.org/httpdocs/ecrire/public/composer.php(49) : eval()'d code on line 180 Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /var/www/vhosts/cultiverlapaix.org/httpdocs/ecrire/public/composer.php(49) : eval()'d code on line 197

École Joseph Martinat - Roquevaire (France, Bouches du Rhône)

Dans le cadre d’ateliers décloisonnés, nous proposons un atelier culture de paix dont la première session comporte 3 séances avec un groupe composé de 10 CM1 et CM2 et 12 CP.

La thématique de travail proposée par le groupe des éducateurs et enseignants pour une culture de paix constitue le point de départ du travail avec les élèves. Cette année, le thème de la formation est :
« Portraits de Paix petits et grands »

Il s’agit de se former à approfondir avec les enfants la vision qu’ils ont de figures emblématiques de la Culture de paix telles que Ghandi, Sœur Emmanuelle, Nelson Mandela et d’autres. Au-delà de l’admiration que ces personnages hors du commun suscitent, que savons-nous des contextes dans lesquels ils vécurent et des sauts qualitatifs dont ils furent porteurs. Pourquoi nous fascinent-ils ?

SÉANCE 1

ENTRÉE EN MATIÈRE : dire aux élèves qu’on va travailler sur le portrait à travers l’écriture et le dessin et que toute cette production nous amènera à réfléchir à l’idée de la paix.

PREMIÈRE ACTIVITÉ (rapide/ oral collectif) : définir le portrait
Matériel : planche de 16 portraits (Gandhi - Nelson Mandela - Martin Luther King - Simone Veil - Lilian Thuram - Abbé Pierre - Barack Obama - Aung San Suu Kyi - Simone de Beauvoir - Joan Baez – Sœur Emmanuelle - Jean Jaurès - Victor Hugo – Jesus de Nazareth - Daniel Barenboim - Olympe de Gouge) Ne pas les nommer, ne rien dire d’eux pour l’instant ;
photocopies de cette planche ;
photocopies de ces portraits isolés ou par groupes de quatre.

Donner à chaque élève une photocopie de la planche de 16 portraits. Laisser aller la discussion pour définir ce qu’est un portrait. Noter les idées afin de les mettre dans le sac de mots (mémoire commune) qui au fil du travail sera remises en question, validées ou non.

DEUXIÈME ACTIVITÉ (oral/écrit par petits groupes) : portraits intuitifs
Groupe de deux ou trois (1 ou 2 CP + 1 CM)
Donner à chaque groupe une photocopie partielle de la planche de 16 (agrandissement groupe de 4) ; les portraits sont débarrassés de toute information. Nom, prénom, nationalité, contexte historico-culturo-politique sont des données laissées temporairement de côté.
Cette première rencontre donne lieu à une approche inductive : les élèves imaginent, proposent, donnent leur point de vue sur le personnage.
Consigne : Regardez chacun des portraits. Trouvez la personne que vous trouvez la plus intéressante. Avec votre partenaire, faites rapidement son portrait. Discutez l’aspect physique, ses vêtements, son expression, etc. Essayez de répondre aux questions suivantes : Qui est-elle ? Comment est-elle ? Où est-elle ? Que fait-elle ? À quoi pense-t-elle ? Que / qui regarde-t-elle ?
Cette activité débouchera sur une production écrite de portrait littéraire imaginaire ; en vue de ce temps , prendre des notes au cours de l’activité (élève de CM) + mise en commun du vocabulaire au cours de la phase de socialisation (affiche à alimenter).

TROISIÈME ACTIVITÉ (individuelle) : portraits dessinés
Mettre à disposition des élèves assez de matériel (outils et supports) afin de créer des effets différents.
➔ OUTILS : crayon de papier, stylo bille, feutre, fusain, pinceau fin et gouache noire ou encre de chine, porte-plume…
➔ SUPPORTS : papier blanc, de couleur, kraft, journal, calque, ardoise...

Consigne : faire un portrait à partir d’un modèle (toujours le même groupe de 4 portraits mais on est pas obligé de dessiner le personnage dont on vient de parler)

QUATRIÈME ACTIVITÉ (individuel) : petit portrait imaginaire
Séparer les CP des CM pour ce temps d’activité : les CM rédigent le portrait imaginaire de l’activité 2 (travail individuel). Les CP font le même travail à l’oral avec l’enseignante en dictée à l’adulte avec un des 16 portraits et aboutissent à un texte collectif.

SYNTHÈSE : à la fin de ce premier atelier, le groupe dispose de :

PORTRAITS : portraits dessinés, portraits écrits et deux écrits de mémoire commune : la définition du portrait et du vocabulaire ayant trait au portrait.

CULTURE DE PAIX : les 16 personnes de la planche sont des gens qui par leur action, dans leur époque et dans l’endroit où elles se trouvaient, ont fait que les idées de paix ont un peu progressé ; elles sont des phares de l’humanité. Chaque homme qui fait un peu, fait que le monde est plus paisible et si nous sommes nombreux à faire un peu, nous construisons un monde de paix.
La prochaine fois, on continue à dessiner et à écrire des portraits et on réfléchit aux actions qui font que la paix avance un peu là où nous sommes.

Répondre à cet article